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METZ VILLE MARCHANDE OU VILLE MARCHANDISE ?

 

Depuis maintenant plusieurs années, les zones commerciales se succèdent aux centres commerciaux, la Moselle dépasse ainsi un nouveau record : plus de 1300 M2  de surface de vente pour 1000 habitants, contre seulement 900 M2 en moyenne nationalement, et en même temps, l’emploi  recule dans ce secteur avec plus de 2000 emplois supprimés en 5 ans (sources URSSAF). L’ouverture de Muse  à Metz  est une étape supplémentaire de cette logique. Cette politique a   des conséquences importantes sur l’avenir de notre territoire, de notre département : les centres villes meurent, les petites communes se désertifient, le commerce de proximité se raréfie. L’artificialisation des sols s’accélère, des friches commerciales apparaissent, se développent.

Les nouveaux lieux de consommation entrainent une augmentation du trafic et des nuisances. Le capitalisme financiarisé pousse à des mutations fortes qui détruisent une cohésion  territoriale  associant  ruralité et urbanité.  Métropolisation, mise en concurrence des territoires sont aujourd’hui la règle.

L’immobilier lié à la finance spéculative veut désormais imposer sa loi.  L’emploi industriel recule, les services publics se raréfient, mais place au nouveau shoping ! Derrière le marketing  il y a aussi une dimension idéologique. Kinépolis et Muse sont les deux côtés d’une même médaille. La logique libérale prend le pas sur l’intérêt général. Metz, ville marchande devient ville marchandise. Les marchands du temple font la loi.

Vingt quatre heures avant l’ouverture du procès en cassation de l’affaire LuxLeaks, on constate que l’opérateur messin « Apsys »  est cité  dans les Panama Paper’s ! Un groupe financier fait main basse sur la ville.

La sacralisation de la consommation ne peut être un projet de société,   on peut  construire un nouveau modèle de développement qui préserve les territoires et les hommes au lieu de les opposer. L’activité commerciale doit être au service du bien commun et non pas seulement au service de la finance. De très nombreux citoyens et acteurs de la vie économique refusent cette orientation,  il y a urgence à se rassembler pour construire une autre alternative.

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